vendredi 7 décembre 2007

Le docteur es lettre AL BATAR vous parle

Comment rire d'une situation angoissante en 5 leçons : suivez le guide :



Voici une situation angoissante (si ça vous angoisse pas d'être à la place du mecque, allez vous faire interner). Si vous vous trouvez dans une telle situation, il vous faut réagir. Il est crucial de trouver un terrain qui vous permettra de vous détendre et de garder tout votre sang froid.

Leçon 1 : la cible : Ici, la forme oblongue couleur de sang de l'excroissance peut évoquer moult éléments burlesques propres à faire retomber la tension.

Lecon 2 : le comique : La cible étant trouvée, il faut maintenant déterminer le type de comique qui doit jaillir de la situation : Le comique de mot est sans doute le plus approprié (il est en effet malaisé de créer un comique de gestes ici, car une grosse gamelle théâtrale, ou une course poursuite en chaussettes accentuerait l'angoisse de l'auditoire par son ridicule, ou encore, la situation étant particulièrement défavorable, il est ici difficile de provoquer un décalage burlesque propre au comique de situation)

Lecul 3 : le public : Ensuite, il faut s'en référer à son public : vont-ils comprendre ma blague et si oui, va elle les faire rire. Ainsi, on peut classer le public en 4 catégories :

-Les basiques : concerne des personnes restées à un stade peu avancé de leur développement cognitif, pour lesquels une blague du type "pipi/caca/bite/cul" marchera tout à fait.
-Les moqueurs : concerne les personnes promptes à se foutre de la gueule des gens ouvertement et gratuitement, afin que la méchanceté, souvent basée sur la réalité, de la répartie provoque une réaction du sujet, considérée comme burlesque par l'auditoire, sans aucun égard à propos de la cible. Une blague à la bigard "bite/insultes/rires gras/suicide de la cible/rires amplifiés" ou alors du type "vidéogag/grosse gamelle/double fracture ouverte/rires gras" suffira amplement.
-Les fins : personnes préférant l'humour non-sens, le second, voire n-ieme, degré et l'autodérision, à la Woody Allen, ou Désproges.
-Les sans humour, dans ce cas là, mieux vaut ne rien dire.

Leçon 4 : le développement : Quand le public est identifié, il faut développer le bidule, en tenant compte du public.

Leçon 5 : l'éructation : Quand le bidule est développé, il faut s'assurer que la manière avec laquelle on dit la chose permette les rires optimums, toujours en lien avec le public.

Ainsi : on peut trouver 4 manières de dire une blague :

Pour les basiques, pas besoin d'avoir fait lettre supp, un simple "C'est toto, y fait caca et pis ya la maîtresse..." suffira amplement.
Pour les moqueurs : prendre un ton vachard "haha hoho il est trop con lui, ha pis vla comment il est trop moche, va te cacher connard (rires gras) bah quoi tu pleure ? Cool tu pissera moins...etc..."
Pour les fins : tout est dans la finesse de la répartie, ainsi à "...et toto il se prend un gros seau plein de merde sur la gueule" on préférera "...et c'est ainsi que le jeune bambin reçut derechef sur son auguste chef un réceptacle empli de matière fécale, c'est ballot".
Pour les sans humour : écoutez votre barbe pousser (si vous n'avez pas de barbe, regardez vos ongles pousser, vous verrez, c'est passionnant).

Ainsi, dans cette situation, et après avoir suivi tous ces conseils à la lettre, vous serez à même de vous esclaffer d'une boutade drolissime, et vous serez débarrasse de toute votre tension latente, issue de l'expectoration par ouverture thoracique de l'alien. Par exemple, les blagues les plus appropriées dans ce moment là, seraient :
Pour les basiques : "ha bah putain les gars, j'ai une sacrée gaule moi ce matin, voyez, Rocco peut se rhabiller"
Pour les moqueurs : on s'en fout tfaçon, les moqueurs, c'est tous des connards, qu'ils aillent se pendre (huhuhu).
Pour les fins : "Maintenant je sais ce que ça fait d'accoucher, mais j'espère que mes autres enfants, si j'en ai un jour, ne lui ressembleront pas, il avait un peu trop de dents celui-là" ou encore "Excusez moi, cette mauvaise grippe était tellement méchante qu'elle s'est barrée de mes poumons, sans payer".


P.S. Cependant un petit problème reste : En effet, si vous vous trouviez dans cette situation vous auriez du mal a dire une connerie car vous seriez MORT.

2 commentaires:

Lapiiiiiin a dit…

S'il était pas mort, ce genil monsieur aurait sûrement entamé une brillante carrière de comique... Dommage...

auréline a dit…

j'adore la dernière blague des fins, la grippe qu'est partie sans payer ^^
je pense entrer dans la catégorie des basiques (j'aimerais bien faire partie de celle des fins mais ... snif mais au moins je comprends leurs blagues, même si j'arrive pas à les reproduire)